Adrien Catella
jeudi 10 décembre 2009
Source d'informations des journalistes
Adrien Catella
jeudi 3 décembre 2009
Facebook: 350 Millions de profils et une petite révolution dans la protection de vos données privées
Clairement axée sur ce dernier point, la lettre de Mark Zuckerberg, annonce la mise à disposition de nouvelles applications visant à optimiser la protection de vos données personnelles.
Jusqu'à aujourd'hui le "Facebook's privacy model" se structurait autour de la notion de réseaux. Les demandes relatives à la création de réseaux (Ecoles, Entreprises, Régions géographiques...) se sont multipliées au fil du temps rendant le contrôle des données privées lui-même de plus en plus complexe. Cette remarque, concerne tout particulièrement les réseaux régionaux (le plus souvent nationaux) dont certains affichent une participation dépassant le million d’internautes uniques. Cette réflexion est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui près de 50% des utilisateurs de Facebook appartiennent à des groupes régionaux.
M. Zuckerberg, de son propre aveu, avoue que le système n'est plus en mesure d'assurer aux utilisateurs un contrôle efficace de leurs données et qu’il est temps de le repenser.
Le système s'articule désormais sur la base d'une nouvelle approche de la gestion des données personnelles, donnant plus de "pouvoir" à l'utilisateur. Adieu la gestion via les réseaux régionaux (qui vont totalement disparaître) et bonjour le "Dashboard" qui vous permettra de gérer l'accès à vos données. La question est de savoir si vous désirez partager du contenu avec vos amis, les amis de vos amis ou tout simplement avec tout le monde. Vous pourrez également connaitre l’identité des personnes consultant les contenus que vous mettrez en ligne.
La mise en place d'un "tableau de bord" plus simple et intuitif doit permettre à chacun de mieux contrôler les informations qu’il diffuse. De nouvelles applications dédiées à un meilleur contrôle de votre vie privée seront dans les prochaines semaines ajoutées et un message sera envoyé à chaque utilisateur, afin de l'inciter à réviser sa configuration.
Quelques petites astuces soulevées par 01net.com:
La nouvelle version offre la possibilité de créer des sous groupes parmi ses amis. Chaque sous catégorie disposera de droits spéciaux, relatifs à la consultation des contenus publiés ;
Elle offre également la possibilité de restreindre l’accès à son profil, à certaines catégories de personnes (et ainsi prohiber l’accès à ses informations aux moteurs de recherches web) ;
Mais la petite révolution concerne la publication de photos. Vous pourrez dorénavant contrôler la publication des photos réalisées par vos amis... Qui n'a jamais été tagué sur une photo ne le présentant pas sous son meilleur jour ????
Auparavant vous pouviez vous « dé-taguer » d’une photographie, mais celle ci restait visible online. Aujourd’hui vous pouvez modifier le paramétrage en sélectionnant l'option "seulement moi" qui vous permet d'être la seule personne autorisée à consulter la photo « incriminée ».
Dans le même chapitre, vous pourrez dorénavant contrôler la publication de posts sur votre mur et en limiter la visibilité à vous seul ou à un groupe d’amis.
Il semblerait que le fondateur de Facebook ait retenu les leçons liées aux précédents tôlées qu'avaient soulevés ses différentes tentatives de partage des donnés personnelles collectées sur sa plateforme.
Petit retour en arrière…
En Novembre 2007 Facebook lance Facebook Ads, un système permettant d’utiliser les données personnelles afin d’affiner le ciblage des messages marketings et publicitaires. Cette utilisation des données personnelles avaient conduit la direction des affaires juridiques de la CNIL à s’interroger sur les intentions de l’entreprise "il nous semble qu’il y a nature à améliorer l’information des internautes dans l’exploitation des données". La CNIL s'interroge d'une part sur la manière dont sont analysés les profils des internautes et la manière dont ceux ci sont informés de l'utilisation faite de leurs données.
De plus ce système via la fonctionnalité Beacon permettait de suivre le parcours de ses amis sur les sites commerciaux partenaires de Facebook (type eBay..). Cette application jugée intrusive avait conduit Mark Zuckerberg à faire son mea-culpa sur via une publication sur le blog officiel du groupe. Aux US le Center for Digital Democracy et l'U.S. Public Interest Research Groups avaient saisi la Federal Trade Commission (l’institution de surveillance de la concurrence aux U.S.).
En Janvier 2008, la CNIL demandait des compléments d'informations sur la préservation et utilisation des données faites par Facbook: "« ils offrent des services innovants, et généralement gratuits, souvent en contrepartie d'une utilisation commerciale de vos données personnelles ".
Nous conclurons sur la citation du philosophe Fernando Savater qui résume notre réflexion: "Internet n'éduque pas, il nécessite une éducation préalable".
Yoann Rodriguez
Pour en savoir plus:
- Blog Facebook, Décembre 2009, Mark Zuckerberg, An Open Letter from Facebook Founder Mark Zuckerberg
- 01 Net, Décembre 2009, Fabrice Auclert, Vie Privée sur Facebook: ce qui va changer, ce que vous pouvez déja faire
- Ecran de Libération.fr, Astrid Girardeau, Novembre 2007, Facebook: "La CNIL se retrouveà protéger l'individu contre lui même"
- Zdnet, Janvier 2008, Christophe Guillemin, Facebook dans le colimateur de la CNI
mercredi 2 décembre 2009
WebMii
Le concept de e-reputation s'applique de plus en plus souvent aux personnes à travers ce qu'on appelle le "personal branding". En effet, il devient fréquent de taper le nom d'une personne que l'on a (va) rencontrer sur un moteur de recherche pour obtenir des informations sur cette dernière.
Il devient alors important de savoir ce que renvoient les moteurs de recherche.
Dès lors, certains sites web se spécialisent dans la recherche sur internet d'informations sur les personnes. On peut citer WebMii qui possède deux champs de recherche : le prénom et le nom. En plus de synthétiser les informations disponibles sur vous comme le propose déjà 123people.fr par exemple, WebMii va plus loin en donnant un chiffre (0 à 10) à votre visibilité sur internet, c'est ce qu'il appelle le PeopleRank, à la manière de Google© qui donne un PageRank aux sites web pour quantifier leur impact sur la websphere.
Découvrez vite votre PeopleRank sur WebMii.
Adrien Catella
lundi 30 novembre 2009
Google, big brother ?
Qui n'a jamais entendu cette interrogation, souvent même devenue une affirmation pour beaucoup. En effet, devant la multiplication des services offerts par le géant de l'internet (gmail, youtube, Picasa), Google se retrouve propriétaire d'une masse très importante d'informations relatives aux internautes utilisant ses services.
Dans un but de transparence (et de respect de la loi relative à l'informatique et aux libertés) Google a décidé de créer un nouvel outil permettant de centraliser l'ensemble des informations que nous lui laissons lors de l'utilisation de ses outils : Google Dashboard. Cette page permet également de paramétrer (modifier le niveau d'accès, effacer) les données en sa possession.
Google présente ce service avec ces phrases : "Nous sommes parfaitement conscients de la confiance que vous nous accordez, ainsi que de notre devoir de protéger la confidentialité de vos données. À cette fin, vous êtes informé des données qui sont collectées lorsque vous utilisez nos produits et services".
Pour plus de sécurité, cette page n'est accessible qu'après avoir entré le mot de passe de son compte google, quand bien même l'utilisateur était déjà connecté.
Cliquer ici pour accéder à Google Dashboard
Cliquer ici pour visionner la video de présentation en français réalisée par Google
Adrien Catella
dimanche 29 novembre 2009
A chaque diamant son passeport
Le marché des biens de luxe est l'un des premiers touché par ce « fléau ». La Fédération de l’industrie Horlogère suisse, considère que la production annuelle de montres suisses contrefaites se chiffre à 40 millions d'unités, pour un bénéfice net atteignant le milliard de dollars (approx. €670 millions, Communiqué du 6 février 2009). Le phénomène prend toute son ampleur lorsqu’on le rapporte aux volumes des exportations horlogères suisses de 2008 : 26 millions d’unités.
Mais le secteur horloger n'est pas l’unique victime de ce « fléau ». Eric Woerth (Communiqué Campagne contre la contrefaçon organisée par le Comité Colbert, Avril 2009), soulignait que les agents des douanes avaient saisi 6,5 millions d'articles contrefaits en 2008, pour une valeur de €467 millions, soit une augmentation de + 41% par rapport à 2007. Le secteur textile à lui seul représentait 1,2 million de pièces saisies.
Cette explosion est à relier avec l’utilisation d’internet, qui facilite la connexion entre acheteurs et vendeurs « peu scrupuleux » sous couvert d’anonymat. C'est la thèse soutenue par Eric Woerth, qui divulguait que le nombre de produits saisis par les douanes françaises, via des échanges sur le web, avait connu une croissance de 155% (passant de 244 000 en 2007 à plus de 623 000 en 2008,). On comprend mieux dès lors les conflits qui opposent de manière récurrente LVMH, Hermès et les autres grands noms du luxe à Ebay; Ainsi que les pressions exercées par ces mêmes acteurs auprès de Neelie Kroes (Commissaire européenne à la concurrence) concernant l’autorisation de la vente en ligne des produits de luxe. En effet la Commission européenne vise à libéraliser les réseaux de distribution du luxe, et donc remettre en cause le principe de distribution sélective accordé au secteur, afin de permettre à des sites comme Ebay de concurrencer les grandes maisons.
En Février 2009, afin d'endiguer la progression de la contrefaçon au sein de cette industrie, le gouvernement français et le comité Colbert (composé de soixante-dix groupes de luxe), annonçaient le lancement d’une campagne de lutte contre la contrefaçon basée sur la publication de 10.000 affiches (en français et en anglais) dans les aéroports afin de sensibiliser les consommateurs sur les risques encourus.
Quelle Solution Apporter ?
Afin de lutter contre ce phénomène, les producteurs de diamants portent leurs espoirs sur la mise au point de nouveaux procédés d’identification « of the woman’s best friend ». La technologie doit permettre aux acheteurs de se rassurer quant à la qualité des produits acquis et permettre aux autorités d’identifier plus rapidement et avec un degré d’erreur quasi nul l’origine des diamants contrôlés.
De Beers Group, entreprise leader dans les domaines de l'extraction et la distribution de diamants, s'associe à EDAPS Consortium, une entreprise ukrainienne spécialisée dans la protection de documents réputés inviolables.
EDAPS est notamment en charge de contrats relatifs de la production de passeports, et c’est exactement ce que De Beers requiert pour ses pierres précieuses. Un passeport individuel et inviolable qui permettra de d'assurer l'authenticité et la traçabilité du produit.
EDAPS donne un numéro unique à chaque pierre qui est gravé et rendu imperceptible, hors mis via l’utilisation d’un équipement spécifique. Le passeport contient une photo de la pierre, son numéro d'identification, son poids en carat, une définition de sa clarté, de sa coupe exacte ainsi que de ses origines et « mensurations ». Ces informations sont retranscrites sur une page en polycarbonate réputée indestructible. Chaque passeport est protégé par 29 cryptages (non divulgués pour des raisons évidentes; le chiffre 29 est lui-même à nuancer) rendant sa contrefaçon comme sa modification "impossible".
"While the De Beers Diamond Passport is the first to utilize this new secure identification and authentication technology, its success has enabled us to pursue expanded use of highly sophisticated security measures that include spectral taggants, contactless chips and customized holograms to provide effective, secure and reliable documents to help protect a wide range of valuables and consumer products," said Yuri Sidorenko, Chairman of the Advisory Board of the EDAPS Consortium (Interview issue de quotes.stocknod.com).
Cette innovation représente une avancée significative dans la lutte contre la contrefaçon. L’initiative du groupe De Beers devrait être suivie par une multitude de Maisons de Luxe, qui se limitent aujourd’hui à fournir un certificat « basique » accompagnant la vente de leurs créations.
On peut penser que les efforts combinés des forces publiques, organisations et associations, ainsi que des entreprises, dans les domaines de la prévention, de l’information et de la répression endigueront le phénomène de contrefaçon.
Yoann Rodriguez
Pour en savoir plus :
- E24, Avril 2009, Nouvelle campagne contre la contrefaçon
- Fédération de l'Industrie Horlogère Suisse, Février 2009, Lutte contre la contrefaçon, A fléau mondiale, réponse globale
- La Contrefaçon du Luxe, Avril 2008, Les contrefaçons n'auraient elles plus la côte sur internet
- Paperblog.fr, Février 2009, La contrefaçon: Unfléau mondial pour le luxe
- Journal du Net, Février 2009, Le luxe veut encadrer la vente en ligne de ses produits
- Vie Publique, Avril 2009, Déclaration de M. Eric Woerth Ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique...
- Comité Colbert, Avril 2009, Eric Woerth lance la campagne anti-contrefaçon 2009 menée par la douane et le Comité Colbert
- EADPS, Avril 2008, De Beers Diamond Jewellers and the EADPS Consortiumhave concluded the agreement for diamond Passports production
- PR Newswire, Novembre 2009, Innovative Document Security Technology Proves Powerful in Avoiding Counterfeit Products
mercredi 25 novembre 2009
You Tube vers un sous-titrage automatique des vidéos
Outre l'avancée qu'offre ce développement pour les malentendants et la facilité qu'il offrira dans la compréhension des vidéos en langues étrangères (Google Translate permettra de traduire les textes en 51 langues), le "Speech to text" pourrait permettre d'accroître le périmètre d'action des outils se basant sur des analyses sémantiques, c'est-à-dire les moteurs de recherche et les logiciels de veille pour l’essentiel.
Google dès 2008, avait démontré l'intérêt que le « Speech to text » revêtait à ses yeux, à l’occasion des présidentielles américaines (période propice au buzz). En effet, le n°1 du « Search » sur internet permettait via un gadget iGoogle de réaliser des recherches textuelles au sein des discours audio des candidats.
« How does it work ? »
You tube s'appuie sur deux technologies : Automatic Captions et Automatic Timing. Le premier génère automatiquement des sous titres via un système de reconnaissance vocale utilisée par Google Voice. Ce système ne se limite pas seulement à la retranscription des voix humaines mais permet également celle des sons ambiants sur la vidéo. Ainsi l'ensemble des traits sonores captés est retranscrit en bas de l'écran.
Automatic Timing, permet d'éditer la vidéo par l’entrée manuelle de fichiers texte, permettant la retranscription des propos tenus de manière synchronisée avec la lecture du contenu audiovisuel. Cette technologie est actuellement disponible pour l'ensemble des vidéos You Tube, mais en anglais uniquement...
Aujourd’hui le sous-titrage automatique n'est en vigueur que pour les vidéos des 13 chaînes disposant d'un partenariat avec You tube.
...un petit pas pour You Tube, un bond de géant (potentiel) pour la veille
Grand bon "potentiel", car si la technologie permettant le passage de l'audio à l'écrit est en phase d'affinage, il n'est pas certain que les logiciels de veille dont nous disposons aujourd'hui soient en mesure d'isoler et de capter ces textes au sein des vidéos.
Je vous encourage à visiter le blog officiel de Google (et oui You Tube appartient à Google, depuis 2006...) ou une petite vidéo montre les fonctionnalités qui sont offertes par cette mini révolution dans le speech to text...
Il est à souligner que Google n’est pas le seul acteur à se lancer dans le « Speech to text ». France 24 s’est également essayé à appliquer cette technique à ses programmes durant l'année.
On peut également suggérer que de nombreuses dérives sont à venir, dans les retranscriptions textes qui seront faites des contenus audiovisuels. Pour exemple nous pouvons reprendre l'une des parodies les plus populaires du moment, inspirée du film « La Chute »…extrait choisi...
Yoann Rodriguez
Pour en savoir plus:
- Actulligence.com, Août 2008, Google aborde le Speech to text
- Lab.France24.com, Octobre 2009, France 24 expérimentre le contrôle du direct, le speech to text, les votes et chapitrage automatique dans son player HD
- Google Voice, 2008, Election video search
- Googleblog.blogspot.com, Novembre 2009, Automatic captions in You Tube
- Itespresso.fr, Novembre 2009, You Tube s'essaye au sous-titrage automatique des vidéos
La CIA Recrute des Américains originaires du Moyen-Orient via des spots publicitaires pour sa lutte contre le Terrorisme
Mise en scène : Une famille américaine aux origines moyennes orientales est réunie dans une cuisine spacieuse, préparant le repas. Tous sont présents, des enfants aux grand parents dans une ambiance chaleureuse ou chacun est sur son 31 autour d'une table pleine de mets savoureux...
La caméra s'éloigne pour ne plus épier les convives que par la fenêtre, puis s'éloigne de plus en plus jusqu'à obtenir une vision des États Unis depuis l'espace: "Cela vaut la peine de les protéger", souligne la voix off marquée par un fort accent oriental...pour poursuivre par "Votre Nation, Votre Monde".
La semaine dernière, le spot a été diffusé en "avant première" dans le Michigan. Il fut apparemment bien accueilli par une audience composée à majorité de personnes d'origines iranienne.
Après le 11 septembre 2001, la CIA s’était déjà mobilisée pour attirer des spécialistes de l’Islam. Mais les guerres successives en Irak et en Afghanistan lui imposent de passer à la vitesse supérieure. En effet, seuls 13% de ses recrues parlent une langue étrangère selon Europe 1. Le spot conclu ainsi sur "Des carrières dans la CIA".
Ces nouvelles méthodes de recrutement ne sont pas propres à la CIA, les services britanniques ainsi que la DGSE utilisent depuis quelques années le web pour recruter.
Ainsi la DGSE affiche sur le site du ministère de la défense un appel aux candidatures, franc et direct qui démystifie le côté 007:
"Beaucoup pensent que pour postuler un emploi au sein de la D.G.S.E., il faut ressembler à certains personnages de fiction aux qualités sportives inaccessibles, avoir été remarqué par de discrets recruteurs en quête d’agents ou bien posséder les hautes relations permettant d’entrouvrir la porte de cet univers mystérieux.
En réalité, il n’en n’est rien. Si vous envisagez de proposer vos services pour un emploi à la D.G.S.E., la question essentielle est de savoir si vous vous sentez attiré par un métier au service de notre pays, qui procure des satisfactions mais comporte des obligations, toutes hors du commun."
Pour toute demande de renseignement voici l'adresse "postale": Ministère de la Défense, BP 359-07, 75327 Paris Cedex 07.
Yoann Rodriguez
En savoir plus:
- Europe1.fr, Novembre 2009, La CIA recrute par spot TV
- Paperblog.fr, François Jeanne-Beylot, Mars 2008, La DGSE recrute en ligne
- Defense.gouv.fr
- Nouvelobs.com, Novembre 2009, Un spot publicitaire pour recruter la CIA à recruter des Arabes-américains
mardi 24 novembre 2009
Transparency International: Enseignements du Rapport 2009 (Partie 1)
Dans ce post nous nous contenterons de faire une analyse descriptive visant à comprendre qui est TI, quels sont les critères employés, ainsi que d'identifier les tendances majeures qui ressortent de ce classement.
Dans un second billet (à venir) nous chercherons à comprendre pourquoi la France occupe la 24ème place de ce classement (- 1 par rapport à 2008), derrière le Qatar, la Suisse, le Luxembourg… En espérant que les mains dans les surfaces de réparation ne seront pas prises en considération dans le cadre du classement 2010…
Mais qui est Transparency International ?
- ONG née en 1993 qui se fixe pour objectif de lutter contre la corruption dans le monde et dont le siège est à Berlin.
- Publication d’un indice de perception de la corruption depuis 1995 et d’un indice de corruption des pays exportateurs depuis 1999.
- TI est implantée sur l’ensemble du globe et se définie elle-même comme un « global network » avec des divisions réparties entre plus de 90 locations.
TI publie deux indices par an visant à faire état de la corruption dans le monde :
- L’Indice de corruption des pays exportateurs (ICPE) : En 1999, Transparency International crée un nouveau classement mesurant la propension des principaux pays exportateurs à verser des « dessous de table », l’indice de corruption des pays exportateurs (ICPE).
- L’Indice de perception de la corruption (IPC).
Les classements réalisés par Transparency international font autorités, puisqu’il existe globalement peu de rapports réalisés par des entités indépendantes. Les travaux menées par TI, sont repris par le FMI ou encore la Banque Mondiale (le Doing Business, de son propre aveu ne prend pas en compte le degré de corruption) ce qui souligne la forte crédibilité associée à ces publications.
Les critiques portant sur l’Organisation : Une indépendance remise en cause…
En consultant le rapport annuel 2008 de Transparency International, on est frappé par le manque de « transparence », c’est le mot, relatif à l’origine des financements dont bénéficie l’organisation. Le problème réside dans l’inexactitude des montants publiés. Les financements sont ainsi hiérarchisés par importance, avec par exemple une catégorie nommée « €500,000 and over ». « What does « and over » mean ??? », €500,001 ou €10,000,000 ???
Le second point que soulève ce rapport annuel, repose sur l’origine des fonds. Parmi la catégorie de financement pré citée se trouve le « Swedish International Development Authority » connu pour être un lobby fort du gouvernement suédois ; l’ « U.S. Agency for International Development » est elle-même une institution reconnue pour ses campagnes d’influence en faveur du gouvernement américain, qui contribue à hauteur d’un montant inconnu compris entre « €200,000 and €499,999 » au budget de l’ONG.
Le flou dans le montant des investissements réalisés est d’autant plus ambigu lorsque l’on se concentre sur les dons concédés par des contributeurs privés. Les financements de multinationales contribuant à hauteur de « €50000 or more annually » comme Shell ou Wal-Mart sont légion.
Kroll est remercié pour son aide « gratuite ». Le nom du cabinet serait lié à de multiples affaires d’influence et de désinformation, au point d'avoir connu de nombreux "accrocs" avec la DST française (OPA : Schneider Electric Vs SquareD par ex.).
Par conséquent, des doutes planent sur l’autonomie de cette ONG, qui sans être opaque est très loin d’incarner la transparence que son nom évoque.
Soyons clair, ce poste n’a pas pour objet d’attenter à la porté du travail réalisé par cette ONG, comme pourrait le laisser transparaître les derniers écris. Il vise néanmoins à éclairer des zones d’ombre, ou du moins mettre le doigt sur des points qui méritent des explications complémentaires.
Sur quoi se base l’IPC ?
L’IPC affiche un classement des pays par degré de corruption. Il indique le degré de perception perçu relatif au secteur publique d’une nation. Ce degré de corruption est établit par confrontation d’études menées par différentes entités indépendantes. Il repose donc sur des études menées par des "partenaires externes". Néanmoins, toutes les études n’incluent pas la totalité des pays. Pour intégrer le classement de TI, un pays doit avoir fait l’objet d’au moins trois études différentes. Le nombre d’études utilisées est donc variable : de 3 à 13.
Une note inférieure à 3 est constitutive pour l’agence de l’existence d’un niveau de corruption élevé au sein des institutions étatiques.
Les critiques du Classement
L’Observateur OCDE, soulignait qu’une « partie des critiques dont il fait l’objet porte sur la méthodologie d’enquête. Selon certains, l’indice est faussé du fait du dimensionnement inégal des enquêtes dans les différents pays ». Le nombre d’études utilisées pour définir le degré de corruption n’est ainsi pas le même : 9 pour Singapour, 6 pour la France, 3 pour Cuba, les Seychelles et autre Cap Vert, Sainte Lucie (Caraïbes) ou Somalie.
Autre problème souligné, ce classement ne se base pas exclusivement sur des données relatives à la comptabilisation de faits, une part des résultats publiés sont le fait de perceptions de la corruption… N’extrapolons pas au point de dire que ces études ne suivent pas une démarche scientifique, mais soulignons que les résultats publiés sont en partie la résultante de perceptions, croyances. Il faut également noter que les données physiques dont dispose l’ONG sont elles-mêmes à prendre avec des pincettes, car leur qualité dépend de l’indépendance de la Justice et de la qualité de ceux qui l’appliquent dans les pays considérés.
Enfin cet indicateur se base sur la « destination de la corruption » : qui sont les pays qui acceptent les pots de vin ? Ce qui explique la présence des pays en développement en « queue de peloton » et la création en 1999 de l’ICPE afin d’obtenir une approche plus globale des phénomènes de corruption.
Si des doutes relatifs à la méthodologie existe, il est à souligner que la publication de ces classements a permis une prise de conscience de l’opinion publique des phénomènes de corruption qui gangrènent l’économie mondiale. Ce qui est en soi l’objectif premier de cette ONG.
Les Enseignements du classement
La Nouvelle Zélande (9.4) est le pays le plus « probe » du monde, suivi par le Danemark (9.3), Singapour et la Suède (tout deux 9.2). La Somalie précédée de l’Afghanistan apparaissent comme les pays les plus corrompus…
Premier Constat : la pauvreté et les conflits armés semblent conduire à la corruption. Ceci n’est en soi pas une révélation, mais la relation causale est mise au premier plan au travers de ce classement. La Birmanie, l’Irak, le Soudan restent au fond du classement, ne dépassant pas les 1.5 points, et donnant plus de poids encore à la constatation précédente. Ce constat est souligné par le FMI : la corruption accentuerait : l’inégalité sociale (différents taux sont considérés : mortalité infantile et juvénile, abandon scolaire…) et économique, la pauvreté (baisse PIB/hab.), la baisse de recette fiscale... Le problème réside dans la résolution de l’éternelle question : de qui de l’œuf ou de la poule ? La pauvreté et les guerres sont elles à l'origine de la corruption ou est ce l'inverse?
Concernant les « fameux » BRIC : Le Brésil est apparemment le pays le plus « vertueux » des quatre en se classant au 75ème rang, suivi de près par la Chine : 79ème (3.6), l’Inde : 84ème (3.4) et la Russie 146ème (2.2). Ces pays étant des moteurs de l’économie mondiale, il est à craindre qu’ils deviennent également des moteurs de corruption à l’échelle internationale. Le classement de ces quatre nations souligne également l’impact faible des considérations éthiques dans les décisions d’investissements directs à l'étranger.
D’un point de vue général les pays en développement sont en bas de classement, mais les pays développés ne sont pas « épargnés ». TI encourage les pays développés à adopter une attitude plus transparente concernant l’attribution de contrat public.
Le Portugal est classé 35ème (5.8) à quatre "longueurs" du Brunei (5.5)… Pour information voici ce qu’affiche Wikipedia pour la recherche « Brunei » à hauteur de la section politique : « Le pays est une monarchie islamique, le sultan est le chef religieux et joue par sa fonction monarchique le rôle de chef d’État et de chef du gouvernement, cumulant les statuts de Premier ministre, ministre de la Défense, ministre des Finances, recteur de l'Université, chef de la police et Commandeur des croyants, depuis l'abolition de la Constitution en 1962 ». Et voici pour le Portugal : « Le Portugal est un État unitaire à régime parlementaire unicaméral fondé sur la Constitution Portugaise du 25 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004). Les trois principales composantes du pouvoir sont le président de la République et le gouvernement, l'Assemblée de la République, et la justice. La Constitution accorde la division ou la séparation des pouvoirs entre les branches législatives, exécutives, et judiciaires. Le président de la République, qui est élu pour un terme de cinq ans ». Cela n’est qu’une simple constatation, mais l’on peut penser que la concentration des pouvoirs aux mains d’un seul homme, d’une seule famille, ne doit pas favoriser la lutte contre la corruption. On peut donc s'étonner de la place du Brunei par rapport à d'autres pays dans ce classement.
La Place de la France …
La France est, selon le classement de TI, l’un des pays les plus corrompus des pays riches. Elle régresse d’une place par rapport à l’année précédente, pour n’apparaître qu’à la 24ème place. Elle se situe loin derrière la Suisse, le Luxembourg, le Qatar ou Singapour qui occupent la première place… Il est à souligner que le Président Sarkozy en mars 2009 considérait la Suisse comme un paradis fiscal, en se référant aux critères définis par l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE). Ainsi en mars, l’OCDE communiquait aux membres du G20, une liste de paradis fiscaux, parmi lesquels figuraient la Suisse, le Luxembourg, l’Autriche, Hong Kong et Singapour, tous classés dans le top 20 du rapport de TI. Ces pays sont ainsi considérés comme paradis fiscaux car ils «ne fournissent pas d’informations bancaires aux autorités fiscales des autres pays dans le cadre d’une affaire d’évasion fiscale ».
Même si paradis fiscal ne signifie pas corruption, il est à minima synonyme « d’opacité ». Un paradis fiscal est une boîte noire, pouvant servir à des opérations de blanchiment, fraude ou évasion fiscale. Les gouvernements décident des lois qui régissent leurs pays, ils sont donc responsable de l’opacité qui y règne. Or l’’opacité facilite la corruption. La Suisse, le Luxembourg, Singapour ou Hongkong devraient donc figurer à des niveaux bien plus bas du classement, au lieu des toutes premières places.
Nous chercherons dans un prochain billet à expliquer le classement de la France au sein de ce classement…
Yoann Rodriguez
Pour en savoir plus...
- Observateur OCDE, Transparence la corruption à l'indexe
- IMF.org (pdf), Décembre 2002, Finance et développement, plein feu sur les pays prisonniers
- Veilleur de Jour, Novembre 2009, Corruption la France derrière le Qatar
- Transparency.org, Novembre 2009, Corruption Perception Index 2009
- French People Daily, Novembre 2009, La Nouvelle-Zélande est le pays le plus probe du monde
- Algérie Focus, Docteur Abderrahmane Metboul, Novembre 2009, Rapport de Transparency International 2009: l'Algérie l'un des pays les plus corrompus dans le monde
- L'Express, Novembre2009, Transparency International épingle les pays riches
- Wikipedia, Novembre 2009, Recherche Brunei, Recherche Portugal
- Le Figaro, Mars 2009, G-20 La Suisse, paradis fiscal?
- Lesinfos.com, G20: une liste noire des paradis fiscaux sera finalement dressée
- Infoguerre, Frédéric Escudier, Janvier 2000, Ce qu'il faut savoir sur Transparency International
dimanche 25 octobre 2009
Format numérique des livres et des journaux, nouvelle donne en matière d'information et modèle économique
- Extension rapide du haut-débit
- Développement du sans-fil
- Apparition d'écrans de plus en plus confortables
- Multiplication et sophistication des appareils nomades (téléphones portables, lecteurs numériquyes dédiés, ...)
- 63 % à l'auteur et l'éditeur
- 37 % à GOOGLE
Le développement de l'information numérique et de ces nouveaux supports pose de nombreuses questions juridiques et techniques :
- Papier électronique imitant l'apparence du "vrai" papier
- Encre électronique réagissant aux impulsions électriques (écrans ne consommant pas d'énergie une fois la page affichée)
- Respect des droits d'auteur
- D.R.M. (Digital Rights Management), systèmes protégeant la copie numérique
En ce qui concerne l'aspect politique, le ministre de l'éducation nationale Xavier DARCOS a lancé un programme afin d'expérimenter les dernières technologies de numérisation de façon à permettre le développement de nouveaux supports pédagogiques plus légers, actualisés et interactifs. Un séminaire "manuels numériques" s'étant déroulé à Strasbourg les 23 et 24 octobre. Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d'état chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique auprès du Premier Ministre est concernée plus particulièrement par le dossier et inscrit son action dans le cadre du plan "numérique 2012" lancé en octobre 2008 par Eric BESSON. Au niveau européen différentes actions sont en cours concernant la numérisation du patrimoine culturel le développement du multimédia (plusieurs organisations internationales comme l'UNESCO étant déjà impliquées dans le mouvement).
Le nombre de contenus numériques (livres, journaux, ...) va donc continuer à croître de façon exponentielle (suivant ce qui s'est produit depuis des années déjà). Cependant la question demeure de savoir quel sera le support technique qui s'imposera pour utiliser efficacement ces ressources d'informations multiples. Les e-books (pris dans le sens du support technique permettant le chargement et la lecture d'un document numérisé) s'imposeront-ils? Des téléphones portables ou des P.D.A. encore améliorés rendront-ils le même service ? Ou bien, in fine les micro-portables seront-ils plus performants et polyvalents ? Quelque soit le support technique qui s'imposera, la question des moteurs de recherche et de la classification d'un pareil nombre de données connaîtra des évolutions technologiques majeures. Les cinq ans qui viennent seront donc marqués par la diffusion très rapide et très large des contenus numériques auprès du grand-public, ce qui changera la façon d'apprendre, de travailler, et d'échanger les idées dans l'ensemble de la planète. Cela aura des conséquences importantes sur la capacité d'innovation des gens mais aussi de façon importante sur l'organisation et le fonctionnement économique de nombreuses activités (édition, journalisme, information, ...).
Florent Mattei
vendredi 16 octobre 2009
La FINMA prononce un blâme contre Bank Leumi (Schweiz) AG en relation avec les agissements de sa succursale de Genève
Un avocat est alors intervenu devant la CFB en tant que représentant des clients A, B et C. Cet avocat était également rattaché à l'étude qui agissait à l'époque comme conseil légal externe de la succursale de Genève. A l'initiative de l'avocat des clients et sur la base d'un modèle de lettre établi par celui-ci, la succursale de Genève a fait spontanément parvenir à la CFB un premier courrier, à l'entête de la banque, indiquant que la banque avait conseillé le titre X à ses clients, dont les clients A, B et C. Une vingtaine de jours plus tard, un deuxième courrier, confirmant le premier et élaboré en collaboration avec l’avocat, a été rédigé par la succursale de Genève et transmis par l'avocat à la CFB à l'appui de ses écritures. Ces deux courriers, à l'entête de la banque, visaient à induire la CFB en erreur et à lui faire croire que le client A, comme les clients B et C, avait été conseillé par la banque. Leur but était que la CFB considère les clients A, B et C comme des tiers non impliqués et renonce à une transmission de leur nom à l'AMF. Les deux courriers étaient cosignés par des Relationship Managers de la succursale, en contact avec l'avocat externe, et par la directrice de la succursale de Genève, notamment à la demande expresse de l'avocat qui souhaitait leur conférer ainsi plus de poids.
Au printemps 2008, le Compliance de la banque s'est rendu compte de l'affaire et en a informé sans retard la CFB. L'autorité de surveillance a alors ouvert une enquête contre la banque. Dans le cadre de cette enquête, la banque a activement collaboré à l'établissement des faits l'incriminant. Elle a rapidement identifié ses manquements et y a remédié.
Par décision du 20 juillet 2009, désormais entrée en force, la FINMA a constaté que la banque Leumi avait gravement violé la garantie d'une activité irréprochable selon l'art. 3 al. 2 let. c LB en (1) ne respectant pas les règles sur la tenue du journal des valeurs mobilières ainsi que sur la tenue des dossiers des clients sous mandat de gestion discrétionnaire; (2) ne disposant pas d'une organisation adéquate correspondant à son activité, notamment en n'identifiant pas et en ne gérant pas de manière adéquate le conflit d'intérêt qui l'opposait à son avocat-conseil; (3) transmettant volontairement des informations erronées à la Commission fédérale des banques dans le cadre de l'exécution d'une requête d'entraide. La FINMA a ordonné la publication d'un extrait de la décision en application de l'art. 34 LFINMA.
Dès qu'ils ont eu connaissance des faits, le conseil d'administration et la direction générale de la banque ont, avant même la décision de la FINMA, pris toutes les mesures pour rétablir l'ordre légal.
La FINMA a procédé à des dénonciations pénales, notamment contre l'avocat des clients concernés par la procédure d'entraide.
Cédric S. Mauvernay
Source : FINMA; ASB