vendredi 22 janvier 2010

L'audit, porte d'entrée de l'IE dans l'entreprise

Comme en ont témoignées les 3e Assises de l'Intelligence Economique qui se sont déroulées au mois de décembre à Bercy, l'intelligence économique (IE) souffre encore de réductionnisme.

Bien souvent les entreprises y arrivent à la suite de difficultés qu'elles rencontrent. Or l'audit constitue une mesure de contrôle et d'expertise largement admise et sollicitée par les sociétés. Dès lors ne pourraient-ont pas essayer de préconiser la mise en place d'un système d'IE à la suite d'un audit demandé par l'entreprise? M. Bernard Besson et Jean-Claude Possin recommandent en effet de réaliser des audits d'IE afin d'aider les entreprises à régler leurs problèmes tout en leur démontrant l'intérêt de posséder un système d'IE fiable et complet dans le but d'anticiper de futurs désagréments (1).
Cet audit, construit autour de 26 critères, permet de rationaliser l'IE et de la présenter aux entreprises non plus comme une discipline souvent floue et parfois même sulfureuse, mais comme un véritable moyen d'optimiser le fonctionnement de la société. Il s'agira en effet de faire apparaître les points faibles du cycle de l'information afin d'adopter un comportement proactif sur les problèmes que ces déficiences pourraient causer.

    Les ONG, acteurs économiques d’influence mésestimés

    Une organisation non gouvernementale (ONG) est une organisation d'intérêt public qui ne relève ni d’un gouvernement ni d'une institution internationale. Une ONG est un acteur privé participant à un courant de pensée international porté par une institution internationale. Les ONG n'ont pas le statut de sujet de droit international et leurs activités rentrent dans le cadre de compétences de l’ECOSOC ¹.

    La légitimité des ONG repose sur leur autorité, celle-ci n’est pas fondée sur des bases juridiques mais sur des bases éthiques et morales. En effet les ONG sont réputées pour avoir une bonne connaissance du terrain et sont de plus les mieux acceptées sur celui-ci du fait de leur neutralité. La popularité des ONG vient du fait que les aspirations qu’elles soutiennent sont très répandues.

    Par ailleurs du fait de leur professionnalisme, elles sont accréditées de l’expertise reconnue des scientifiques. Mondialement représentées, elles ont un réseau d’influence international. Elles sont capables de faire capoter des négociations par leur pouvoir de mobilisation et de lobbying.
    Leurs missions est de sensibiliser et mobiliser le grand public aux importants débats de notre société (la sécurité alimentaire, le climat, la pénurie d’eau potable...). Les ONG ont fortement contribué à l'apparition de l’esprit citoyen ¹.

    Les ONG font beaucoup de lobbying auprès des instances de référence et sont aussi habilitées à faire des expertises et des interventions sur le terrain.
    Bien souvent, des institutions (entreprises ou associations) réalisent des partenariats avec des ONG pour mener des études d'intérêt privé ou non.
    Les collaborations peuvent se faire à plusieurs nivaux : le partenariat se met en place sous forme de veille, d’évaluation ou encore de concertation (mise en place de dialogue constructif).

    Ces organismes prennent de plus en plus part aux processus de développement économique et social des pays. Les ONG ont un rôle officieusement de contrôle des autres acteurs de l’économie (Etats, entreprises) en utilisant la technique du «naming & shaming»¹ Cependant, les lois et règlements des États concernant les ONG sont très divers et sont parfois susceptibles d’entraver leurs activités et leur croissance.

    Les ONG sont devenues acteurs à part entière du travail multilatéral, de la reconstruction et du développement à l’influence normative. Elles ont une forte capacité à créer des normes, ce qui a un impact direct sur la vie internationale. Ainsi l’impact des ONG sur les décisions et négociations internationales se fait de plus en plus sentir ¹.

    Le rôle de contre-pouvoir est assuré par les ONG d’où le risque de manipulation à des fins plus ou moins avouables. Il est donc nécessaire que les activités des ONG soient parfaitement transparentes.

    Les ONG sont devenues de véritables acteurs de la mondialisation : centres de réflexion, lieux de production d’idées, de normes et d’influence. Les entreprises devront donc apprendre à s'en faire des alliées et travailler en équipe afin que les normes qu'elles façonneront soient en leur faveur.

    Johanna Mimouni

    ¹.Revel, La Gouvernance mondiale à commencé, Ellipses Edition Marketing, 2006
    http://www.amazon.fr/gouvernance-mondiale-commenc%C3%A9-Acteurs-influences/dp/2729828478 (suggestion)

    Le Chili a fait son entrée dans l'OCDE

    Le lundi 11 janvier 2010, le ministre des finances chilien, M. Andrés Velasco, et le secrétaire général de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE), M. Angel Gurría, ont signé un accord d'adhésion en présence de l'ex-présidente du Chili, Mme Michelle Bachelet.

    Le Chili deviendra ainsi le 31ème état membre de l'organisation, souvent qualifiée de "Club des pays riches" et crée à la fin de la Seconde guerre mondiale pour piloter la mise en œuvre du Plan Marshall. Il sera le premier pays d'Amérique du sud à en faire partie et à profiter de l'influence grandissante de cette organisation internationale.

    Rappelons brièvement comment l'influence de l'OCDE s'exprime.

    L'OCDE mène des études à la demande de ses états membres et publie des rapports accessibles au grand public sur les grandes questions liées à la globalisation, en particulier en matière de transparence. Elle propose dans ses publications des solutions et fait des préconisations.

    Les états membres de l'OCDE répondent à des impératifs communs et partagent des problématiques économiques et sociales. Le programme de l'OCDE sur l'avenir a pour mission d'identifier celles de long terme, jouant ainsi un rôle de think tank pour ces pays et participant à une certaine harmonisation politique.

    L'influence de l'OCDE relève de la "soft" law et s'exprime par la construction de normes, en matière de lutte contre la corruption et d'échange d'informations financières et fiscales pour favoriser la levée du secret bancaire par exemple.

    Par une récente réforme de son financement, les états membres de l'OCDE ont réaffirmé leur intention de s'appuyer sur l'organisation afin, notamment, d'étendre leur influence sur les pays non membres.

    Dès lors, que penser de l'adhésion du Chili ?

    Premièrement, le Chili pourrait servir de vitrine pour l'organisation dans une zone où le développement des gauches inquiète les pays libéraux. Le pays a notamment fait beaucoup d'efforts en matière de transparence financière, de lutte contre la corruption (noté 6,7 par l'indice de perception de Transparency International. La France est à 6,9) et de coopération internationale contre les différents trafic qui touchent l'Amérique du sud.

    Ensuite, l'OCDE pourrait ainsi avoir une meilleure connaissance des activités du MERCOSUR, organisation dont le Chili n'est pas membre mais associé.

    Les prochaines adhésions à l'organisation devraient être celles de l'Estonie, la Slovénie, la Russie et Israël.

    Sources: OCDE, Rapport d'étape de l'OCDE(pdf), Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine, La Tribune, Transparency International

    François Vidal-Castel

    vendredi 15 janvier 2010

    Synthèse des prévisions en sécurité informatique pour 2010

    En ce début d'année 2010, les communiqués de prévisions en sécurité informatique fleurissent chez les éditeurs d’anti-virus et certains blogs.


    Cet article propose une synthèse au travers d'une sélection de rapports publiés par les éditeurs d’anti-virus Websense, F-Secure, CA, Trend-Micro, Symantec, Kaspersky, BitDefender mais aussi par le blog d’actualité Lumension. Si dans l’ensemble les informations données dans les différents rapports vont dans le même sens, il existe aussi des divergences de vue notables.

    Commençons par les points de convergence. Sans surprise, le web 2.0 et en particulier les réseaux sociaux seront la cible privilégiée des attaques informatiques et ce à double titre :

    • En tant que vecteur d’attaques, via des applications web piégées ;
    • En tant que support d’attaques, via les moteurs de recherche indexant leur activité pour dérober des informations nécessaires pour mener des investigations d'ingénierie sociale.

    L’hacktivisme (attaques à but politique ou idéologique) vont viser plus souvent des sites web 2.0 très visibles en premier lieu Twitter. Les adresses URL raccourcies utilisées par ce dernier pourraient dissimuler des redirections silencieuses (phishing) pour amener n’importe quel l’utilisateur vers un site déterminé précise Symantec. Les nouvelles plates-formes comme Google Wave devraient également être visées.

    Concernant les systèmes d’exploitation, les pronostics vont bon train pour savoir lesquels vont s’attirer les foudres des pirates et ceux qui seront épargnés et ce qu’ils soient fixes ou mobiles. Evidemment ces pronostics dépendent principalement de la part de marché que détient chacun d’entre eux. Et à ce petit jeu, Windows 7 et Windows mobile se retrouvent en première ligne mais aussi de plus en plus Mac OS X et l’Iphone, tendance qui devrait se confirmer en 2010. BitDefender pense que des systèmes mobiles plus confidentiels tels Android pour Google et Maemo pour Nokia (tous deux basés sous Linux) s’en tireront sans trop de dégâts.

    Au rang des nouvelles tendances en matière d’attaques, le black Search Engime Optimization (manipulation des résultats renvoyés par les moteurs de recherche) intéresse de près les pirates. En surfant sur une annonce médiatique ou en inventant leur propre rumeur, ils peuvent positionner en tête des résultats renvoyés par les grands moteurs de recherche des sites préalablement piégés. La manipulation de ces résultats afin d'attirer les masses vers des sites infectieux devrait se développer en 2010. F-secure précise que des attaques géolocalisées sur les résultats renvoyés par les moteurs de recherche sont également possibles.

    Pour finir, signalons un sujet sur lequel les avis divergent : les attaques virales. Les attaques virales seront de moins grande envergure et plus ciblées d’après Trend Micro alors que CA prévoit une nouvelle épidémie à large échelle. Trend Micro estime que le pouvoir infectieux du ver Conficker de cette année n'avait rien à voir avec celle de ses illustres prédécesseurs (Slammer en 2003 et Code Red en 2001) et qu'il s'agissait d'une attaque organisée alors que les vers précédents étaient le produit d’initiatives individuelles. En clair, Trend Micro prévoit des attaques développées plutôt en groupe qui seront géographiquement plus localisées et/ou concerneront des machines aux caractéristiques très spécifiques. Quant à la protection contre ces attaques, Symantec et Lumension ont un discours qui tranche avec le reste du monde de la sécurité : les anti-virus sont obsolètes et de surcroît facilement désactivables. En effet, les vers informatiques sont désormais capables de transformer leur apparence mutant comme le font les virus biologiques ce qui déjoue le mécanisme d’identification de ces attaques employés dans la plupart des anti-virus. Ces vers mutants sont certes marginaux pour l’instant mais s’ils se démocratisaient, de nombreux systèmes informatiques se retrouveraient en grand danger.

    De nouveaux logiciels pour contrer les vers informatiques ? C’est peut-être cela l’avenir de la sécurité en 2010.

    Sébastien Chainay

    mercredi 6 janvier 2010

    Le Teorem de Thalès présenté à la plus haute autorité de l'Etat.

    Le 6 janvier 2010, le président Sarkozy a assisté à une présentation du téléphone ultrasécurisé Teorem, fabriqué par le groupe Thalès, lors d'une visite du site de production à Cholet (Maine-et-Loir).

    Ce téléphone, dont la production est prévue actuellement à 20 000 unités, utilise les dernières technologies de cryptographie pour les télécommunications. Il permet les appels en mode "secret défense" sur tous les réseaux, fixe (dont la voix sur IP) et mobiles (UMTS, GPRS, GSM, EDGE) et sera réservé à l'usage des hautes personnalités de l'Etat, des hauts officiers et à certains personnels de l'OTAN.

    La France est le seul pays avec les Etats-Unis à s'être doté d'une telle technologie qui calme les craintes liées à l'utilisation de divers smartphones par ses dirigeants. Les failles de sécurité de ces derniers avaient été particulièrement décriées depuis l'investiture de Barack Obama en janvier 2009 et la société canadienne RIM, fabricante du Blackberry fut confrontée à des attaques en termes d'image.

    Teorem n'est pour le moment pas destiné à être vendu aux acteurs privés. La communauté des praticiens de l'Intelligence Economique devrait appeler de ses vœux l'entrée d'une telle technologie sur le marché. Elle pourrait en effet permettre de mieux se protéger des vendeurs d'écoute, entre autres.

    François Vidal-Castel

    Sources: Thalès, Le point, abc news, 01net.

    lundi 28 décembre 2009

    L’intelligence économique et les PME

    Absence d’information ou information incomplète aboutissent souvent à l’absence de prise de décision en PME. Pour aboutir à une prise de décision il faut réduire l’incertitude.
    Une PME n’a pas souvent les moyens financiers de mettre en place un processus d’intelligence économique (IE) donc l’organisation de la prise de décision au sein de l’entreprise peut être différente.

    Comment l’information est elle prise en compte par les dirigeants des PME ?

    Un chef d’entreprise doit souvent prendre des décisions alors qu’il n’a pas toutes les cartes en mains. Les décisions sont donc prises dans l’urgence, le choix des informations “utiles” sera influencé par la perception du risque. L’ individu cherche à se rassurer et donc à ne prendre que les informations qui confortent sa décision. Un individu qui accepte les risques sera moins sélectif et percevra son environnement différemment.
    Selon Simon¹ la prise de décision passe par 3 phases: la formalisation, la hiérarchisation et le fractionnement de processus.

    Dans une PME toutes les décisions stratégiques sont prises par le dirigeant, qui a souvent plusieurs fonctions. La prise de décision est un mélange d’intuition et d’analyse.
    Les dirigeants des PME n’éprouvent pas souvent le besoin de formaliser la circulation de l’information. La petite taille de l’entreprise permet aux dirigeants d’être en contact permanent avec leurs employés.
    Bien souvent, les méthodes d’intelligence économique ne sont pas intégrées dans les entreprises de petite taille, faute de temps et de moyen de la part de leurs dirigeants.

    Comment peut on adapter et intégrer le concept d’IE au PME ?

    Dans les entreprises, le concept de L’IE est encore flou, bien que le fait que les dirigeants soient conscients de son utilisation soit un facteur clé de réussite. Le constat, [...], est que l’intelligence économique n’est pas connue en profondeur par les PME, en dépit des actions de sensibilisation organisées à leur attention ². La maîtrise de l’information, pour une entreprise, est devenue une condition de compétitivité et donc de survie.

    Les opérations d’IE seront plus ou moins élaborées selon la taille et les moyens mais aussi selon les enjeux de l’entreprise. On distingue ainsi trois niveaux d’utilisation de l’IE en entreprise :
    • Le premier niveau : opérationnel
    • Le deuxième niveau : tactique
    • Le troisième niveau : stratégique
    Bien souvent, une PME est focalisée sur son chiffre d'affaire et sera centrée sur l'opérationnel.

    L’IE assure la transition vers l’économie du savoir. Elle a un rôle structurant et normalisant : systématisation de la collecte de l’information, normalisation des besoins et clarification de la circulation de l’information. L’IE est une fonction transversale qui touche tous les domaines de l’entreprise.

    L’IE peut et doit être intégrée aux petites entreprises car aucune organisation ne peut faire l’économie d’une stratégie de développement. Le concept d’IE peut être développé dans les PME, via la mise en place d’un service personnalisé (professionnel de l’IE) ou grâce à l'appui des Chambres consulaires.

    L’IE propose pour les entreprises, plus qu’un panel d’outils pour produire du résultat. Elle est un atout nécessaire au développement stratégique de toute entreprise.

    Bibliographie :
    ¹ A.Dammak, Le recours à l’intuition lors de la prise de décision et l’influence de l'environnement socioculturel, Université Paris Dauphine, 2004.
    V. Coggia, Intelligence économique et la prise de décision dans les PME, 2009.
    S.Perrine, Intelligence économique et gouvernante compétitive, Institut national des hautes études de sécurité, 2006.
    ² M.Roger Mongereau, Intelligence économique, risque financiers et stratégies des entreprises, rapport de la sélection des fiances, 2006.
    Henri DOU, Quelle intelligence économique pour les PME? Les dossiers “Constructifs” http://www.constructif.fr/ n°8 - Mai 2004.

    Johanna Mimouni

    jeudi 10 décembre 2009

    Les réseaux sociaux, une opportunité pour l'entreprise ?

    Le journal d'information des CCI de la Manche, "Perspective", a consacré un dossier aux réseaux sociaux avec cette interrogation : "Les réseaux sociaux, une opportunité pour les entreprises ?".

    Le dossier part du paradoxe : "deux tiers des entreprises estiment que les réseaux sociaux sont l'avenir de la collaboration. Pourtant seules 7% d'entre elles ont déjà intégrées une solution de ce type et à peine 20% disposent d'une stratégie pour l'adopter".

    Pour accéder au dossier, cliquez ici
    Source Vedocci

    Adrien Catella

    Source d'informations des journalistes

    S'il est une profession où l'information et plus particulièrement la recherche de celle-ci est primordiale, c'est bien le journalisme. Il est donc intéressant de savoir quelles sont les sources d'information des journalistes.
    Une étude menée par Middleberg Communications et the Society for New Communications Research (SNCR) avance que 70% des journalistes américains utilisent comme source d'information les réseaux sociaux alors qu'ils n'étaient que 41% en 2008.
    On remarque donc que les médias sociaux rentrent dans les méthodes de travail d'autant que 92% des sondés affirment que les recherches sur ces nouveaux médias permettent un gain de temps considérables comparées aux anciennes méthodes de la presse traditionnelle.

    Il est utile de nuancer les résultats de cette enquête par le fait que les 317 journalistes interrogés dans cette enquêtes ont tous un compte Twitter© ou autres.

    La source : influencia

    Adrien Catella

    jeudi 3 décembre 2009

    Facebook: 350 Millions de profils et une petite révolution dans la protection de vos données privées

    Dans une lettre ouverte, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, annonce d'une part que la plateforme de social média a dépassé la barre des 350million d'utilisateurs dans le monde, devenant ainsi le troisième « pays » le plus peuplé de la planète (U.S. 311m d’hab.) ; et d'autre part que les conditions relatives à la protection de vos données privées vont quelque peu évoluer.
    Clairement axée sur ce dernier point, la lettre de Mark Zuckerberg, annonce la mise à disposition de nouvelles applications visant à optimiser la protection de vos données personnelles.

    Jusqu'à aujourd'hui le "Facebook's privacy model" se structurait autour de la notion de réseaux. Les demandes relatives à la création de réseaux (Ecoles, Entreprises, Régions géographiques...) se sont multipliées au fil du temps rendant le contrôle des données privées lui-même de plus en plus complexe. Cette remarque, concerne tout particulièrement les réseaux régionaux (le plus souvent nationaux) dont certains affichent une participation dépassant le million d’internautes uniques. Cette réflexion est d'autant plus pertinente qu'aujourd'hui près de 50% des utilisateurs de Facebook appartiennent à des groupes régionaux.

    M. Zuckerberg, de son propre aveu, avoue que le système n'est plus en mesure d'assurer aux utilisateurs un contrôle efficace de leurs données et qu’il est temps de le repenser.

    Le système s'articule désormais sur la base d'une nouvelle approche de la gestion des données personnelles, donnant plus de "pouvoir" à l'utilisateur. Adieu la gestion via les réseaux régionaux (qui vont totalement disparaître) et bonjour le "Dashboard" qui vous permettra de gérer l'accès à vos données. La question est de savoir si vous désirez partager du contenu avec vos amis, les amis de vos amis ou tout simplement avec tout le monde. Vous pourrez également connaitre l’identité des personnes consultant les contenus que vous mettrez en ligne.

    La mise en place d'un "tableau de bord" plus simple et intuitif doit permettre à chacun de mieux contrôler les informations qu’il diffuse. De nouvelles applications dédiées à un meilleur contrôle de votre vie privée seront dans les prochaines semaines ajoutées et un message sera envoyé à chaque utilisateur, afin de l'inciter à réviser sa configuration.

    Quelques petites astuces soulevées par 01net.com:
    La nouvelle version offre la possibilité de créer des sous groupes parmi ses amis. Chaque sous catégorie disposera de droits spéciaux, relatifs à la consultation des contenus publiés ;

    Elle offre également la possibilité de restreindre l’accès à son profil, à certaines catégories de personnes (et ainsi prohiber l’accès à ses informations aux moteurs de recherches web) ;

    Mais la petite révolution concerne la publication de photos. Vous pourrez dorénavant contrôler la publication des photos réalisées par vos amis... Qui n'a jamais été tagué sur une photo ne le présentant pas sous son meilleur jour ????
    Auparavant vous pouviez vous « dé-taguer » d’une photographie, mais celle ci restait visible online. Aujourd’hui vous pouvez modifier le paramétrage en sélectionnant l'option "seulement moi" qui vous permet d'être la seule personne autorisée à consulter la photo « incriminée ».

    Dans le même chapitre, vous pourrez dorénavant contrôler la publication de posts sur votre mur et en limiter la visibilité à vous seul ou à un groupe d’amis.

    Il semblerait que le fondateur de Facebook ait retenu les leçons liées aux précédents tôlées qu'avaient soulevés ses différentes tentatives de partage des donnés personnelles collectées sur sa plateforme.

    Petit retour en arrière…

    En Novembre 2007 Facebook lance Facebook Ads, un système permettant d’utiliser les données personnelles afin d’affiner le ciblage des messages marketings et publicitaires. Cette utilisation des données personnelles avaient conduit la direction des affaires juridiques de la CNIL à s’interroger sur les intentions de l’entreprise "il nous semble qu’il y a nature à améliorer l’information des internautes dans l’exploitation des données". La CNIL s'interroge d'une part sur la manière dont sont analysés les profils des internautes et la manière dont ceux ci sont informés de l'utilisation faite de leurs données.

    De plus ce système via la fonctionnalité Beacon permettait de suivre le parcours de ses amis sur les sites commerciaux partenaires de Facebook (type eBay..). Cette application jugée intrusive avait conduit Mark Zuckerberg à faire son mea-culpa sur via une publication sur le blog officiel du groupe. Aux US le Center for Digital Democracy et l'U.S. Public Interest Research Groups avaient saisi la Federal Trade Commission (l’institution de surveillance de la concurrence aux U.S.).

    En Janvier 2008, la CNIL demandait des compléments d'informations sur la préservation et utilisation des données faites par Facbook: "« ils offrent des services innovants, et généralement gratuits, souvent en contrepartie d'une utilisation commerciale de vos données personnelles ".

    C’est ainsi que la CNIL joue le rôle de tuteur de l’internaute, à l’image du contrôle parental sur le net. Les internautes doivent comprendre qu’ils sont le premier rempart contre la fuite d'informations personnelles. Tout comme la protection des données en entreprise, les défaillances sécuritaires ont le plus souvent des origines « humaines » (même s’il ne faut pas sous-estimer l’impact des failles informatiques ou de sécurités physiques).

    Nous conclurons sur la citation du philosophe Fernando Savater qui résume notre réflexion: "Internet n'éduque pas, il nécessite une éducation préalable".

    Yoann Rodriguez

    Pour en savoir plus:

    mercredi 2 décembre 2009

    WebMii

    Le concept de e-reputation s'applique de plus en plus souvent aux personnes à travers ce qu'on appelle le "personal branding". En effet, il devient fréquent de taper le nom d'une personne que l'on a (va) rencontrer sur un moteur de recherche pour obtenir des informations sur cette dernière.

    Il devient alors important de savoir ce que renvoient les moteurs de recherche.


    Dès lors, certains sites web se spécialisent dans la recherche sur internet d'informations sur les personnes. On peut citer WebMii qui possède deux champs de recherche : le prénom et le nom. En plus de synthétiser les informations disponibles sur vous comme le propose déjà 123people.fr par exemple, WebMii va plus loin en donnant un chiffre (0 à 10) à votre visibilité sur internet, c'est ce qu'il appelle le PeopleRank, à la manière de Google© qui donne un PageRank aux sites web pour quantifier leur impact sur la websphere.


    Découvrez vite votre PeopleRank sur WebMii.


    Adrien Catella