dimanche 22 mars 2009

Information gratuite sur internet et fin des journaux?

Informer d’après le Robert vient du latin « informare » qui signifie façonner et former, c’est donc étymologiquement donner une forme, une structure, une signification à quelque chose. Par extension c’est mettre au courant et faire part de quelque chose. On a donc la double dimension de la structuration et la signification d’un message et de sa diffusion. Il s’agit également d’ « aviser, d’éclairer, d’enseigner, d’instruire, de notifier,… ».

En échos au précédent article sur le développement spectaculaire d’internet, il nous a semblé instructif d’aborder ici la question de l’impact de « l’information gratuite » fournie par internet sur les journaux « classiques ». Cette question ayant été évoquée dans différents « billets » sur la toile et dans la presse.

Dans un article récent, B.POULET, rédacteur à l’EXPANSION aborde la question de « la fin des journaux et l’Avenir de l’information » . Pour lui, « le modèle économique actuel de la plupart des journaux est brisé » et « les moyens de financer la production de l’information telle qu’on l’a connue depuis un siècle et demi »n’existent tout simplement plus. Il explique cela principalement par la baisse des recettes publicitaires due à l’apparition de nouveaux supports dans lequel internet joue un rôle central.

A titre d’exemple, il est possible de citer le cas du « New-York Times » ayant fait l’objet d’un article dans la revue « GEO » . Les chiffres donnés dans l’étude sont éloquents, en 2007, le Chiffre d’affaire du quotidien a baissé de 6%, au deuxième trimestre 2008, ses recettes publicitaires ont baissé de 10.6% et le prix de vente a augmenté deux fois en un an. Parallèlement à cela les visites sur le site internet du « New York Times » ont augmenté de près de 38% et le nombre de sites d’informations gratuites s’est considérablement développé. Cependant dans l’article Norbert NEUMANN souligne que « l’internaute n’a aucune idée de ce que coûte l’information qu’il trouve sur le net ».

Autant dire qu’il s’agit d’une mutation rapide qui affectera toute la presse écrite.

On pourrait multiplier les chiffres et les exemples, si l’on en croit certains analystes (comme J.ATTALI dans la revue "Médias"), la presse écrite est vouée à disparaître à court terme. Une récente déclaration de Steve BALLMER (Microsoft) est claire, dans les dix ou quinze ans, la presse écrite doit cesser d’exister. La raison invoquée est la même que précédemment, le développement d’internet est tel qu’il ne restera rien du « modèle économique » de la presse écrite .

La question se pose alors de savoir par qui sera élaborée l’information et à quel coût.

D’une part des media électroniques sont en train de se mettre en place qui auront recours aux nouveaux supports publicitaires d’internet pour leur financement (révolution publicitaire avec « Volet sémantique » évoquée par Steve BALLMER notamment). D’autre part il est certain qu’une autre forme d’information est appelée à se développer au travers des « communautés » (pratique d’une activité particulière, intérêt pour un sujet précis, défense d’une cause,…), des « forums » et des blogs. Le modèle économique dans ce dernier cas est bien différent car il s’agit d’une volonté de « partage » des connaissances et de l’information de gens dont le métier n’est pas de « fabriquer de l’information ». Dans ce dernier cas, effectivement, l’information est certes « gratuite » pour l’internaute, mais pas pour celui qui la met en ligne. Se pose alors la question de la manière dont elle va être façonnée de façon à avoir une signification, et donc in fine de son degré de qualité.

Il est bien difficile de savoir quelles seront les conséquences de cette mutation sur la qualité, la diversité et le degré de diffusion de l’information. La question se posera alors de la maîtrise du flux, voire même du « flot » vue sa profusion de données disponibles. En oubliant jamais le vieil adage « trop d’informations tue l’information ».

Sources:
-Article de B POULET « http://www.Lenouvelobs.com » du 16 Février 2009
-« la fin des journaux et l’Avenir de l’information », B.POULET, GALLIMARD, 210 P
-Numéro de Novembre 2008 de la revue GEO
-Vidéo de l’entretien accordé au Washington Post par Steve Ballmer sur le site http://www.pausecafeblog.com

Florent MATTEI

Le développement d'internet: Changement du mode de vie et perspectives économiques

« Les économistes comme les responsables de l’action gouvernementale rencontrent depuis longtemps des difficultés pour arriver à cerner véritablement les mécanismes qui déterminent la croissance économique »
(Extrait du Rapport OCDE, 2001 « Les moteurs de la croissance : technologies de l’information, innovation et entrepreneuriat »).

Internet fait désormais partie de la vie quotidienne de nombre de personnes. Ainsi, au niveau européen (d'après la Commission Européenne), en Juin 2008 près de 36% des ménages étaient équipés d’une liaison haut-débit. La progression est spectaculaire si on considère qu’en 2007, ils n’étaient que 28%. Au niveau du nombre d’utilisateurs (« surfers » réguliers de plus de 14 ans) les pays du Nord de l’Europe arrivent largement en tête avec 88% d’internautes dans la population pour l’Islande, contre par exemple seulement 35% pour l’Espagne (Sources: Journaldunet.com , avril 2008). La France se situant en onzième position avec 56 % d’internautes.
Derrière ces chiffres éloquents, on peut discerner deux évolutions importantes. D’une part l’augmentation rapide du nombre d’internautes, compte tenu des multiples usages d’internet entraîne un changement accéléré de la manière de vivre qui se déroule « sous nos yeux ». D’autre part ce développement très rapide a des conséquences économiques importantes.
Au départ de l’aventure d’internet , en 1961, se trouve le chercheur Leonard KLEINROCK du M.I.T qui travaille sur les systèmes de transmission de données. Dès l’année suivante, un psychologue, Joseph LICKLIDER développe la théorie de l’ « On-Line Man Computer Communication ». En pratique, il développe l’idée que l’ordinateur serait un fantastique moyen de communiquer. Dès 1964 Paul BARAN à l’intuition de ce que sera internet en proposant de créer un réseau sous la forme d’une toile. En août 1968, l’Agence des Projets de Recherche Avancée (ARPA), organisme public américain accepte de financer un projet similaire, « ARPANET », en se fondant pour partie sur des travaux de la RAND CORPORATION. Il faut cependant attendre 1982, pour que soit « défini » le protocole TCP/IP (élaboration « historique » de la norme technique « Transmission Control Protocol/Internet Protocol ») et que le mot « internet » apparaisse en lui-même.
En 1989, au niveau mondial, seulement 100.000 ordinateurs sont connectés, 10 ans plus tard, ils sont plus de 200 millions. C’est à la même époque que se développe, la « bulle spéculative internet ». Elle trouve son origine dans les attentes de retombées positives sur le plan économique du développement quasi exponentiel de la « toile mondiale ». On sait ce qu’il advint sur le plan boursier dès 2000 avec le brutal « krach » des valeurs liées au « net ». Cependant, près de neuf ans après cette explosion de la bulle internet, on compte plus de deux milliards d’internautes et internet a été à l’origine du développement de nombreuses activités.
De nous jours envoyer un courrier électronique, commander des produits sur un site ou encore se renseigner via internet devient ainsi banal pour une part croissante de la population. C’est une véritable révolution sur le plan de la vie quotidienne. Cela a aussi permis de considérables gains de productivité et le développement d’un grand nombre d’activités économiques (TIC, services, télétravail,…).
Il est assez difficile de représenter la chaîne de valeur d’internet, il est plus facile de saisir les gains que celui-ci a apporté par activité (transports, banque, secteur hôtelier,…). Le rapport de l’OCDE dont est extraite la citation du début insiste sur les gains de productivité pour l’économie en général qu’engendre internet et sur les investissements complémentaires qu’entraîne son développement. En effet une première vague d’investissement concerne l’infrastructure de télécommunication, une deuxième les applications (logiciels) et enfin une troisième les activités en ligne. Ce schéma s’est vérifié depuis 20 ans. Il semble actuellement devoir être remis en cause et une intense réflexion est menée dans différentes instances internationales, notamment au sein de l’OCDE, afin de déterminer « le futur de l’économie internet ». Internet est considéré par les experts de l’OCDE comme « une infrastructure économique et social clé, dont le monde est tributaire pour soutenir la croissance et le développement dans une myriade de domaine ». Les enjeux sont clairement identifiés (notamment dans le rapport de l'OCDE du 28 Mars 2008 « préparer le futur de l’économie internet »):

« -Bénéficier de l’innovation induite par internet
-Protéger la vie privée des individus, tout en encourageant le déploiement de services et d’équipements qui personnalisent l’information ou permettent aux individus de participer aux réseaux sociaux en ligne
-Prendre appui sur les succès de l’internet fondés sur le caractère décentralisé du réseau et une tradition d’interaction entre secteur public et privé, pour édifier une infrastructure constituant un élément essentiel du bien être économique et social
-Identifier les stratégies permettant l’essor de services de communications concurrentiels dans les pays développés et en développement » (Source site OCDE)

Pour l’ensemble des experts il, apparait qu’internet est un « catalyseur » qui permet la croissance de secteurs entiers de l’économie. Il est aussi considéré comme le vecteur d’un profond changement des habitudes et de l’amélioration du « bien-être social » (réseaux sociaux, cyber-administration, cyber-santé,…).

Enfin il faut noter qu’un autre rapport de l’OCDE datant de 2007 estime que le prochain milliard d’internautes viendra en grande partie des pays émergents et que l’on passera d’un modèle économique centré sur l’offre à un modèle tiré par la demande. Dans cette perspective les solutions les moins onéreuses seront vraisemblablement en grande partie privilégiées (outils libres open-source gratuits notamment,…). Ce qui ouvre là encore des perspectives nouvelles.
Quelque-soit le modèle de développement d’internet, il est certain qu’il est désormais au centre d’un nouveau type d’économie et participe de l’établissement de rapports sociaux différents. Il doit aussi pleinement participer à une évolution du mode de gouvernance et entrainer une profonde transformation de l’organisation des pouvoirs publics. Autant d’évolutions passionnantes que la France et l’Europe se doivent d’anticiper pour ne pas avoir à les subir notamment en terme de compétitivité économique.

Sources:

  • Wikipedia
  • Linternaute.com
  • « Le futur de l’économie internet-Réunion interministériel de l’OCDE », « Déclaration de Séoul », Corée, 17-18 Juin 2008
Florent MATTEI

mardi 17 mars 2009

Le guide de bonnes pratiques en matière d'intelligence économique

Le Service de Coordination à l'Intelligence Economique (SCIE), rattaché aux ministères de l'Economie et du Budget, a publié en février dernier un guide de bonnes pratiques en matière d'intelligence économique (pdf).

Ce guide traite à la fois des aspects défensif et offensif de l'intelligence économique sous la forme de fiches thématiques et de grands enjeux.

Source: Le site internet portail de l'intelligence économique en Bretagne

Dalila Nemiri

Commission européenne: le groupe d'experts de la protection des données est dissous

Le 3 février dernier, la commission des affaires européennes du Sénat avait émis une proposition de résolution sur la nomination d'un groupe d'experts sur la protection des données par la Commission européenne. En effet, sur les cinq membres de cette commission, quatre étaient de nationalité américaine mais aussi membres de grands groupes informatiques tels que Google ou Intel ou encore de cabinets d'avocats.

Or, ce groupe devait engager une réflexion sur la révision de la directive européenne du 24 octobre 1995 relative à la protection des données à caractère personnel. Inutile de rappeler que cette directive constitue le cadre juridique de la protection des droits individuels des citoyens de l'Union européenne.

Alerté en premier lieu par Alex Türk, président de la CNIL, puis par les sénateurs français, Jacques Barrot, commissaire européen en charge de la protection des données, a immédiatement ordonné la dissolution du groupe d'experts.

Dans un communiqué de presse, la commission des lois du Sénat a également appelé à son remplacement "par une instance composée de manière équilibrée et pluraliste afin d'assurer la représentation de toutes les approches en matière de protection des données".


Source: "Données privées: la Cnil et les sénateurs critiquent des experts nommés par Bruxelles" de ZDnet.


Dalila Nemiri

Face à la polémique, Facebook abandonne "la licence perpétuelle et mondiale" du moins provisoirement

Tout a commencé le 4 février, lorsque Facebook a discrètement modifié les conditions générales d'utilisation de son site internet. Ainsi, une clause prévoyait "une licence perpétuelle et mondiale" permettant ainsi au réseau social Facebook d'être propriétaire de tous les contenus publiés (photos, messages, vidéos, etc) sur son site même lorsque l'utilisateur se désabonnait.

Le 15 février, une association américaine "The consumerist" a dénoncé dans un billet sur son blog les agissements de Facebook.

Face à un mécontentement général et la menace d'une plainte de l'Electronic Privacy Information Center (la CNIL américaine) auprès de la Federal Trade Commission, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, annonce sur son blog "revenir aux précédentes conditions d'utilisation jusqu'à que soient résolus les problèmes soulevés par les utilisateurs".

jeudi 5 mars 2009

Vers une relance verte

La relance économique est à l'ordre du jour. On entend parler du programme de relance Américain, Britannique, Français, Chinois...

Alors profitons-en pour repartir sur de bonnes bases. C'est le principe de la Relance Verte: profiter de ce nouveau départ pour perdre nos mauvaises habitudes.

Stimuler et favoriser le développement durable en travaillant ensemble. Sujet déjà évoqué lors du G20 de Novembre, à Washington, la Relance Verte permettra d'éviter de perpétuer les erreurs commises précédemment.

Comment ? Profiter du développement durable pour créer de nouvelles opportunités d'emploi. Les leaders mondiaux réalisent que l'énergie verte n'est plus une option mais une nécessité. Une nécessité pour sauver notre planète, mais aussi pour relancer notre économie. Le plan de relance Américain et Chinois constitue une avancée importante dans cette voie. De nouveaux investissements dans l'agriculture durable, la gestion de l'eau, et l'anticipation du changement climatique sont quelques points clés de ce programme.

Seule une action coordonnée des Etats pourra faire avancer la situation. Mais n'est-ce pas utopique?

Source: Financial Times 17/02/2009; Ban Ki-Moon & Al Gore

Poulad Djamali

L'Inde, ou comment accéder à des produits inaccessibles

Tata dévoile sa Nano, la voiture la moins chère du monde. Le véhicule à 5 portes, exposé au salon de New Delhi est vendu à 1700€ en Inde. Sa version améliorée, destinée au marché Occidental aura un prix avoisinant les 5000€. Bien que sa capacité à résister aux chocs et son confort intérieur laissent à désirer, la Nano reste moins chère qu'une Dacia!

Encore plus loin dans l'accessibilité des produits au plus grand nombre, l'Inde prévoit la construction et la mise sur le marché de l'ordinateur le moins cher du monde...à 20$! Avec l'aide de l'état, les constructeurs nationaux tendent à viser cet objectif, difficilement réalisable depuis notre point de vue!

A quand la maison à 1000€?

Poulad Djamali

Des élections à suivre de près

En Juin, nous assisterons à l'élection du nouveau président de la République Islamique d'Iran. Le clan des conservateurs, représenté par Ahmadinejad, s'opposera au candidat Khatami. Ce dernier, anciennement au pouvoir, prône un programme et véhicule des idéaux moins conservateurs que le président actuel.

Cette élection promet d'être très intéressante. D'un côté, les fondamentalises vont se rallier, non pas par idéologie mais plus par dépit, derrière Ahmadinejad. Face à lui, le candidat modéré, Khatami, bénéficiera des votes provenant des déçus de l'ancien régime.
Selon Ahmad Tavakkoli, parlementaire et critique du gouvernement, l'Etat aurait dépensé des milliards de dollards sans la permission du peuple Iranien. Il estime également le déficit budgétaire à 45 milliards de dollars.

Ahmadinejad, qui n'a toujours pas présenté sa candidature, bénéficie malgré tout du soutien du guide suprême, l'Ayatollah Ali Khamenei. Pour savoir si la voix du peuple aura davantage de poids que les institutions fondamentalistes, retrouvons nous en Juin.

Source: Financial Times du 11/02/2009; Najmeh Bozorgmeh.

Poulad Djamali

mercredi 4 mars 2009

Martin Hirsch séduit par une vente aux enchères sans précédent !

A chacun sa stratégie face à la crise de l’emploi.

Alors que le Gouvernement Français ainsi que le couple Unedic-Assedic œuvrent pour mettre en place des plans de relance efficaces, avec l’objectif de servir l'emploi immédiatement, le jeune Yannick Miel, âgé de 23 ans, a quant à lui fait le choix de se vendre sur Ebay afin d’attirer l’attention des recruteurs, noyés dans les soucis causés par les dégâts de la « Crise ».

Diplômé en Intelligence Economique, et après de multiples tentatives de recherche d’emploi sans perspective, le jeune Yannick n’attend pas d’être embauché pour mettre en pratique ses acquis en Intelligence Économique et Innovation. Il s'est aussitôt servi du web 2.O pour prospecter son marché cible avec une offre packagée hors paires. Il a également créé un Site ad hoc et ouvert un stand "jeune diplômé en solde" sur l'esplanade de la Défense.

En moins d’une semaine, le jeune homme est invité par le Commissaire de la Jeunesse à rejoindre son équipe pour un contrat à durée déterminée de 3 mois. Il aura comme mission de participer aux travaux de la commission d’intégration des jeunes diplômés.

Source Le Figaro

Siham BENSAID

mardi 3 mars 2009

Jusqu'où va la "Crise"? 92 600 chômeurs supplémentaires inscrits en janvier dernier en France.

Ce chiffre, annoncé officiellement mercredi dernier par le ministère de l’Emploi, a laissé perplexes les Français aussi bien demandeurs d’emploi et recruteurs qu’instances compétentes dans le domaine.

Cette hausse inquiétante de 4,3 % en un mois vient rappeler que, dans le cadre de la conjoncture actuelle, nous sommes malheureusement loin de rebondir de cette crise ravageuse sans dégâts La réalité du secteur de l’emploi s'avère en effet de plus en plus amère. Cette explosion a également été accentuée par la suppression des postes lors de l’exercice 2008.

Par ailleurs, il est à noter que "le nombre d'offres d'emploi déposées à Pôle emploi a chuté de 15,4% par rapport à décembre et de 29,3% comparé à janvier 2008". (challenges.fr) Ce n’est visiblement pas encore fini, le gouvernement Français manifeste son pessimisme quant aux prévisions prochaines : la hausse risque de continuer à perpétuer en 2009 .

Quel pronostic pour l’emploi en Intelligence Economique ?

A l'instar des années précédentes, Troover lance son étude pour 2009 « Emploi en Intelligence Economique ». Découvrons ensemble ses résultats qui seront prochainement en ligne sur le site de Troover .

Sources et liens:
1) challenges.fr
2) "Etude TROOVER "Emploi et Intelligence économique" 2009" sur le blog de François Jeanne-Beylot
3)Troover

Siham BENSAID